HÉBÉ! : le festival annulé qui passe à la Radio

Écrit par sur 27 mai 2020

Ce weekend, les 29, 30 et 31 mai, à Mont-de-Marsan devait se tenir le festival écoféministe HÉBÉ!, proposé par l’association Team SAMA. Compte-tenu de la situation sanitaire à l’échelle planétaire, l’ensemble des événements prévus entre mars et août ont été annulés ou reportés. HÉBÉ! n’y a pas échappé. Alors, pour se consoler et donner un aperçu de ce qui aurait pu avoir lieu, Radio MdM diffusera tous les jours des interviews de certaines femmes qui devaient intervenir. 

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Pour ne rien vous cacher, le Festival écoféministe HÉBÉ! est né d’une impossibilité.

“La déferlante #MeToo”, comme on aime à l’appeler dans les médias, a remis le féminisme sur le tapis, exacerbant l’arrivée de la quatrième vague : depuis ces “débuts”, depuis que le féminisme est nommé en tant que tel, on dénombre quatre vagues, quatre moments du féminisme. Il y avait évidemment eu les pionnières que sont Louise Michel et Olympe de Gouges, pour ne citer qu’elles, mais c’est bien le début du XIX qui marque l’avènement de ce mouvement pour l’égalité femmes/hommes. Et pour ne pas s’éterniser là dessus, on se contentera de dire que cette quatrième vague s’illustre à travers l’utilisation des réseaux/médias sociaux, et se focalise sur le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes.

Aujourd’hui, grâce justement à la profusion, l’immédiateté et la visibilité qu’autorisent les réseaux sociaux, quantité de mouvement (#NousToutes, Women’s March…), de podcast (La Poudre, les Couilles sur la table…), d’ouvrages (Sorcières, la puissance invaincue des femmes ; Mes bien chères sœurs…) apparaissent et sont autant de ressources qui permettent à tous.tes d’appréhender le féminisme du XXIè siècle. 

Or, un bémol survient…

Malgré cette abondance, si aujourd’hui, en tant que Landaises, nous souhaitons prendre part aux manifestations instaurées par les autrices ou militantes à l’origines des initiatives évoquées précédemment, nous sommes dans l’obligation, presque systématiquement, de “monter” à la capitale pour une soirée, un weekend au mieux… 

Hé beh ! Il n’y a qu’à créer quelque chose ici, chez nous !  À ce stade, vous savez pourquoi. Maintenant, il nous faut vous expliquer le comment. 

Nous imaginions depuis des mois ce festival écoféministe. Hébé, dans l’Antiquité, est la déesse de la jeunesse, de la vitalité et de la vigueur des jeunes, nous avons choisi de placer le festival sous son nom comme un clin d’œil à la quatrième vague féministe dont beaucoup de jeunes s’emparent. Et évidemment, ici, Hébé sonne comme un “éh beh !”, un clin d’oeil au Sud dans toute sa splendeur, avec cette expression qui ponctue nos discussions et une illustration de notre envie faire descendre le féminisme par chez nous.

Quant à l’écoféminisme, ce courant aux ramifications nombreuses – établit un parallèle entre l’exploitation de la nature et celle des femmes par le capitalisme et le patriarcat – nous l’avons choisi pour familiariser le public aux problématiques environnementales, en liens avec celles touchant les femmes aujourd’hui. Il nous tient à cœur d’éclaircir ces liens pour le plus grand nombre, en apportant des solutions, en créant du dialogue et en conviant des actrices locales et certaines Parisiennes.

Un autre des éléments majeurs de ce projet se traduit par une réelle volonté de mettre en valeur ce territoire, de travailler avec lui et pour lui, de contribuer à son rayonnement et de le faire découvrir.

Pour finir, ce festival nous offre la possibilité de choisir sa programmation, de A à Z. Ainsi, chaque atelier, conférence, discussion, exposition sera géré par une ou des femme(s) : nous souhaitons leur rendre une place dans l’espace public ! Parce que la violence commence par l’invisibilisation.

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Cette semaine, sur Radio MdM vous entendrez ou avez entendu :

  • Nora Bouazzouni, journaliste et essayiste féministe qui étudie les liens entre le genre et l’alimentation
  • Cécile Fauconnier, professeur de yoga dont la pratique s’inscrit dans les principes de l’écoféminisme
  • Marie Fischer, agricultrice, fromagère à la Ferme Bacotte, représentante de l’Agriculture Poétique, qui défend une pratique plus raisonnable que raisonnée
  • Bertille Fraisse, aka bertille, musicienne, chanteuse, virtuose, elle prône un retour du lien entre humain
  • Nora Noor, photographe, portraitiste et féministe engagée, elle a dans ses bagage un DEUG de sociologie qui vient enrichir sa pratique

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